TOP 5 : les questions pièges des entretiens

Tu as mis ton plus beau costume ou ton plus beau tailleur. Ton CV est dans ta pochette, bien rangé dans ton sac. Tu te prépares pour décrocher ton job étudiant, ton stage, ton CDD ou ton CDI depuis plus de deux semaines. Tu te sens fin prêt lorsque tu sers la main du recruteur. Bref, tu es là pour te faire embaucher ! Mais es-tu certain(e) d’avoir pensé à tout ? Car lors d’un entretien, il existe certaines questions pièges bien connues des employeurs. Celles-ci n’ont pas vraiment pour but de te « piéger » comme l’indique leur appellation, mais plutôt de te déstabiliser ou de te faire tomber dans certains écueils si tu n’y es pas préparé(e).

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Qui êtes-vous ?

Ah, la fameuse question ouverte ! Attention à ne pas partir dans un exposé philosophique ! Il s’agit ici de te définir en quelques phrases. Le recruteur a besoin de te cerner en moins d’une minute trente. Mais lorsqu’il te demande cela, ce n’est pas seulement pour te connaître, mais également pour analyser ta capacité à synthétiser et à sélectionner les informations que tu juges importantes pour débuter l’entretien ainsi que les perches que tu tends pour la suite de l’entretien. En ne parlant que ce dont tu as envie de parler, tu maîtrises ici ton entretien. Pas la peine de parler de la dernière tarte à la rhubarbe que tu as cuisinée dimanche ou de ton jeu-vidéo favori ! Les informations que tu dévoiles doivent être pertinentes.

 

Quels sont vos défauts/qualités ?

Véritable tradition dans les entretiens d’embauche, l’interrogation sur les défauts et les qualités revient 99% du temps. Il faut donc s’y préparer ! Pour tes défauts, la facilité voudrait que l’on s’invente de « faux défauts » comme par exemple le perfectionnisme (on nous la fait pas…) ou la gourmandise (le recruteur se fiche bien de savoir que tu boulottes trois brioches au sucre à 4h…). Et inversement, inutile de dresser une liste de TOUS tes défauts ! L’intérêt ici n’est pas de dresser une image de soi négative. Alors, que faut-il dire ? Ne mens pas et révèle tes points d’amélioration avec des propositions pour t’améliorer : « Je suis désorganisé, voilà pourquoi j’utilise énormément de to-do list… » par exemple.

Pour les qualités, le problème est le même. Faire une liste de toutes ses qualités peut paraître prétentieux : « Moi ? Oh, je suis réactif, pleins de ressources, très sociable, imaginatif, j’ai des dons naturels de leader et je manage à la perfection. » Allons, ce n’est pas très réaliste. Trouve un support dans tes passions ou tes expériences professionnelles pour illustrer tes propos : « Etant capitaine de l’équipe de basket de ma ville, je sais comment gérer et travailler en équipe » serait un bon exemple.

 

Qu’avez-vous fait de fou ?

Cette question est un peu plus rare, mais rien ne l’empêche de tomber au moment où tu t’y attends le moins. Certains candidats peuvent se montrer offusqués, se renfermer complètement et perdre leurs moyens devant une question aussi culottée. Que faire ? Surtout, pas de panique ! Ici, ce n’est pas la réponse en elle-même qui intéresse le recruteur, mais la façon dont tu vas répondre et surtout, si tu parviens à garder ton sang-froid. Il existe plusieurs types de réponses :

  • Je crois ne pas être quelqu’un de fou : si tu postules à un poste demandant sens de l’organisation et un esprit cartésien, cette réponse ne te desservira absolument pas !
  • J’ai grimpé l’Everest seul après avoir fait un road-trip à pied en Colombie : l’ironie par l’exagération peut être un bon moyen pour se tirer de ce mauvais pas.
  • Ou alors, tu as vraiment fait quelque chose de fou ! Passer un an dans un centre en Thaïlande pour aider à la scolarisation des enfants, tour de France avec ton équipe de football en compétition…

 

Je peux aller sur votre Facebook ?

Je te vois déjà pâlir. Ton recruteur a son téléphone en main, prêt à arpenter en long et en large ton profil sur les réseaux sociaux. Problème : tu n’as absolument pas restreint ton profil et c’est sûr, ton recruteur va directement tomber sur la photo de toi, une chope de bière à la main, que ton meilleur ami a posté hier sur ton mur… Si tu réponds non, attention, on va se douter qu’il y a anguille sous roche (et ça n’empêchera certainement pas le recruteur d’aller zieuter sur ton compte à l’instant même où tu seras sorti de la pièce) et si tu réponds oui et que toutes tes photos (même les pires) sont en public… Malaise.

Ce qu’il faut faire ? S’être préparé en amont et préserver sa e-réputation en restreignant l’accès à ton profil à tes amis et ta famille. Et là, tu pourras répondre fièrement « oui ! » en sachant que le recruteur ne trouvera rien de préjudiciable.

 

Avez-vous des questions ?

La plupart des candidats sont tentés de répondre « non » en priant pour sortir de cet enfer au plus vite. Mais pas toi ! Hé non, cette dernière interrogation permet de laisser une dernière impression au recruteur et il serait bon de saisir l’opportunité ! La question peut porter sur une incompréhension au niveau du poste, sur le salaire (de façon subtile évidemment) ou même sur le recruteur : « Comment avez-vous débuté dans la boîte ? » par exemple. L’entretien est avant tout un échange et ton interlocuteur pourra te parler sans mal de son expérience au sein de l’entreprise.

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